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La bataille d'Issos (334 av.J.-C) entre Alexandre le Grand et Darius III (mosaïque romaine découverte à Pompéi).

vendredi 17 mars 2017

[DBA - PUNICA] Nola en 214 av. J.-C. une victoire nette romaine !

Décidément lorsque l'on aime on ne compte pas et dans la foulée de ma précédente partie de DBA portant sur la bataille de Cornus, Yann-Gaël me propose la même soirée de relever le gant sur la bataille suivante de la campagne PUNICA portée par la règle De Bellis Antiquitatis, à savoir la troisième bataille de Nola en 214 av. J.-C.

La ville de Nola au premier plan et l'armée romaine du général Marcellus au devant
face à l'armée carthaginoise d'Hannibal !

Je n'avais pas eu l'occasion de jouer les précédentes batailles de Nola (en 216 et 215 av. J.-C) aussi j'ai eu un peu de pression sachant que les joueurs romains avaient gagné à chaque fois. Je me devais de faire aussi bien, mais en face il y avait Yann-Gaël un adversaire de haut niveau ! Alors passons au reportage en photos de cette bataille qui aura été très tactique au demeurant.


Le déploiement initial des unités avec les Carthaginois en haut et les romains en bas.

La spécificité du déploiement initial des troupes est que le joueur romains à 3 groupes d'unités à gérer et surtout que les deux ailes sont composées d'une colonne chacune. La contrainte sera pour la romain de réussir à redéployer les éléments de ses deux colonnes afin de former une ligne continue d'unité et ceci le plus rapidement possible avant qu'Hannibal ne commence à attaquer au corps à corps. Vaste défi s'il en n'est ! 

Heureusement, le scénario prévoit que l'initiative au premier tour est donnée au général Marcellus, a lui d'avoir le plus de points d'initiative pour élaborer une tactique gagnante.


Le jet de point d'initiative me donne un 5, ce qui est parfait pour déployer
mon aile droite et avancer mon centre vers l'ennemie carthaginois.
J'en profite pour occuper le labour à gauche de la route.

Mon adversaire n'est pas en reste et avec 4 points d'initiative.
Il avance sa ligne et envoie la cavalerie sur mon aile gauche.

Le combat est inévitable entre les éléments de cavalerie et de psilètes à gauche.

L'attaque romaine est repoussée, je vais devoir trouver un autre angle d'attaque.

Hannibal n'ayant obtenu qu'un point d'initiative, il s'aligne avec son front
de fantassins. Les deux armée se font face, c'est à partir de ce moment là
que les véritables tactique va se mettre en place de part et d'autre.

Avec un PIP de 4, je décide de faire progresser mes deux ailes
mais de manière oblique pour inviter mon adversaire à attaquer
mon centre et ainsi que je puisse essayer de l'encercler.

Hannibal réplique avec 5 points d'initiative et viens se rapprocher
de mes ailes et avance sur mon centre.
Mon plan semble en passe de se réaliser !

L'attaque au corps à corps des psilètes romains et carthaginois ne donne rien.

Avec 6 points d'initiative Marcellus va au contact des carthaginois
sur ses deux ailes, mais habilement pas au centre !

Les différents combats sur les ailes n'entrainent qu'une perte carthaginoise !
Peut-être que les romains ont "loupé le coche" avec cette position très favorable.

Le joueur carthaginois décide d'attaquer au centre avec son éléphant
et accompagné notamment des deux unités de bandes guerrières
(apportant un bonus de support).

Mais contre toute attente, la déesse fortuna ne m'a pas abandonnée
et les attaques sont miraculeusement repoussées. Mes lames réussissant même
à éliminer les deux éléments de bandes guerrière au centre. C'est le tournant de la partie.

Avec 2 points d'initiative le général Marcellus décide d'en finir avec Hannibal et
optimise son attaque sur l'aile gauche carthaginoise en tentant une prise de flanc.

La quatrième unité carthaginoise est donc perdue sur l'aile gauche d'hannibal,
mais celui-ci "sauve l'honneur" en éliminant au centre une unité romaine.
Le score final est de 4 unités carthaginoises éliminées conte une seule pour Rome.


Conclusion :

Le déroulement de cette partie n'a pas souffert de rebondissement (heureusement pour moi) comme la précédente (Cornus 215 av. J.-C). Rome a emporté la partie mais moins facilement qu'il n'y parait. Le momentum aura été lorsque les deux unités de bandes guerrières qui détruisent au simple les lames adverses ont été éliminées sur deux jets de dés extrême (6 contre 1). A partir de ce moment là, la partie ne pouvait plus m'échapper, ayant l'initiative et un gros avantage en nombre de plaquettes éliminées.

Yann-Gaël s'est bien défendu et le manque de réussite lors de son attaque au centre à déterminé l'issu de la bataille. J'ai pris un risque calculé en l'invitant à venir au centre le temps que j'essaye de causer des pertes sur les ailes. A vrai dire, l'unité d’éléphant bien que très menaçante (+5 contre les piétons contre +3 pour mes lames contre les montés) aura été facilement repoussée par une seule unité adverse et heureusement pour moi.

Donc, une nouvelle partie fort agréable contre Yann-Gaël toujours aussi plaisant à jouer. Il s'agit d'un peintre hors-pair qui partage et échange sans hésitation sur le hobby. Merci à lui pour cette partie de DBA.



A suivre...

dimanche 12 mars 2017

[Open The Box] Wings of War, Famous aces.

Il y a déjà plus d'une dizaine d'années (2004), j'avais acquis plusieurs boites d'un jeu appelé Wings of War édité par Nexus éditions portant sur les combats aériens lors de la première guerre mondiale. Ce jeu qui existe toujours aujourd'hui sous le nom de wings of glory a connu une déclinaison sur la seconde guerre mondiale avec plusieurs boites et extensions ainsi que des miniatures pour ajouter du réalisme à l'affaire. L'édition du jeu a été reprise par la société ARES.

La boite de base : wings of war Famous Aces
d'Andrea ANGIOLINO et Pier Giorgio PAGLIA.
 
Pour la première période (WW1) je possède actuellement deux paires d'avions : un Fokker DR I, un Albatros DIII, un Sopwith Camel et un Spad XIII issus de la 1ère et 3e série de miniatures éditées par Nexus.


Mes quatre avions qui attendent de sortir du hangar !

L'albatros DIII est en très mauvaise posture.

Les boites et extensions pour wings of war (Nexus / Ubik)

Je vous propose donc une petite ouverture de boite (ancienne) et une présentation rapide des règles au travers d'une partie de démonstration en solitaire entre deux avions emblématique de la première guerre mondiale : un fokker DR I et un Sopwith Camel.


Le matériel de la boite de base.

La boite de base de wings of war/glory contient un jeu de cartes représentant les avions, quatre jeux de cartes de manœuvres, un jeu de cartes de dégâts, trente-six pions, cinq plateau de jeu soit un pour chaque modèle d'avion et deux réglettes de distance tir avec une marque rouge au milieu. La boite de base ne contient pas de miniature (l'échelle est le 1/144). Pour de plus ample information, il existe un forum de référence en français sur le jeu : le cirque volant (enregistrement nécessaire pour accéder à la page de ressource très bien faite par l'administrateur "Monse" sur les versions ww1 et ww2).


Les différents marqueurs à disposition.

Un extrait du livret de règles.

La légende concernant les marqueurs.

Un extrait de la page sur le 1er scénario :
"Duel au-dessus des tranchées"

Un extrait de la règle avec les différentes cartes de jeu.


Duel entre un sopwith camel et un albatros DIII.

La poursuite est engagée.

La carte ouest pour wings of war en qualité tapis de souris.

Deux extensions : Crossfire et Hit and Run.
 
Une carte d'avion avec ses 3 caractéristiques utiles.


Les caractéristiques d'une cartes d'avions sont les suivantes :
- un code lettre pour les types de manœuvres autorisées et correspondant à un jeu de cartes dédiées de manœuvres (variant fortement selon le code lettre),
- un code lettre pour le type de dégât engendré par un tire de mitrailleuse (A ou B),
- un nombre de point de dégât que l'avion peut encaisser avant d'aller au tapis.

Un Fokker DR I allemand.
Un spad XIII français.


Voici en quelques photos d'une petite partie de démonstration en solitaire à la maison du jeu qui oppose un sopwith camel à un fokker DR I :


Les deux avions sont deployer à l'opposé sur le tapis de jeu.

Le plateau de jeu et les 3 cartes de programmation de manœuvres
pour le Sopwith Camel : un tout droit suivi d'un virage à droite et
suivi d'un virage à gauche.

Après que les deux avions aient effectué leurs mouvements (1ére carte),
il est vérifié s'ils peuvent se tirer dessus.

Ici les deux avions sont trop éloignés pour envoyer une rafale. Les pilotes jouent ensuite leur deuxième carte de manœuvre puis vérifie s'ils peuvent tirer. Puis on procède de la même façon après la troisième manœuvres planifiées.


Le Fokker DR I prévoit 3 manœuvres tout droit !

Les deux avions sont à portée de tir et à très courte distance
(moins de la moitié de la réglette de tir).

Pour les tir, les joueurs vérifie que l'avion adverse se situe dans leur arc de tir avant (pour les chasseurs) et si ils se trouvent à portée de tir en mesurant avec la réglette fournie. La prise de mesure se fait au niveau du centre des avions et non des socles (comme dans X-Wing). S'ils se trouvent à porté et dans la seconde moitié de la réglette le défenseur tire 1 carte de dégât. S'il se trouve dans la première moitié de la réglette, il tire deux cartes de dégât. Dans les deux cas les dégâts ne sont pas révélés sauf s'il s'agit de dégâts spéciaux tels que fumés et en feu (règle optionnelle et fortement recommandée). 

Les cartes de dégât sont tirés d'un des deux paquets de cartes A ou B en fonction des caractéristiques de dégâts indiqué sur la carte de l'attaquant. Il est précisé que les cartes de dégâts A sont plus létales que celles du paquets B.


Ici le Fokker DR I subit un point de dégât (il possède 13 points de résistance)

Lorsque deux avions se chevauchent ils ne peuvent mutuellement se tirer dessus
même si la direction de leur arc de tir le permet.

Lors d'une autre passe de tir à distance maximal, le Fokker subit un dégât
spécial avec le palonnier bloqué empêchant toute manœuvre vers la droite.
Ce type de dégât n'est pas normalement révélé.

Ici le Fokker subit 3 + 2  points de dégâts plus deux dégâts spéciaux.
Les dégâts spéciaux sont les suivants :
- carte de gauche > Observateur d'un avion biplace neutralisé (inopérant ici),
- carte de droite > enrayage de la mitrailleuse adverse (pour 3 tour, d'où 3 pions pour rappeler cet aléa à coté du soptwith)


 
Le plateau de jeu du Fokker contient un emplacement
pour les cartes de dégât tirées.


Les deux pilotes se croisent sans pouvoir se tirer dessus.

Le Sopwith cause à nouveau 1 point de dégât au Fokker.

Le sopwith cause les 3 derniers dégâts portant le total à 13
et abattant de se fait le Fokker (tous les dégâts
non pas été pris en photos).

Voici comment se présente l'enchainement des manœuvres,
avec le positionnement des cartes les unes par rapport aux autres
en prenant le trait bleu comme point de référence.


Conclusion : 

J'aime beaucoup ce jeu de figurines portant sur la guerre aérienne lors de la première guerre mondiale car il est simple et rapide et surement pas prise de tête. Il permet de recréer des duels mais aussi des opérations de reconnaissances et autres missions spéciales (destruction de ballons d'observation, dépôt d'espion derrière les lignes adverses etc.). 

Néanmoins, ce jeu prend tous son sel lorsque plusieurs joueurs volent en escadrille et qu'une mission structure le tout. Jouant aussi à X-Wing miniatures qui est le successeur de ce jeu, j'apprécie Wings of War/Glory pour le coté historique et dénué de recherche de combinaisons de cartes "à la X-Wing". Ici c'est la chasse Monsieur, ont tire à l'instinct mais entre chevaliers du ciel... Alors bon vol parmi les cigognes et autres faucheurs de marguerites.




A suivre...

mardi 7 mars 2017

[DBA - PUNICA] Cornus en 215 av. J.-C., une victoire romaine sur le fil.

A l'occasion de mon retour à l'association après une absence de plus d'un mois et demi, je me suis replongé dans la campagne en cours intitulée "PUNICA" pour la règle DBA. Cette campagne est basée un certain nombre de batailles qui se sont déroulées lors de la seconde guerre punique entre Rome et Carthage et que Nicolas GOURMAUD a retracé dans son livret de scénarios "PUNICA".

Les carthaginois prêt à l'attaque !
 
Le général romain à cheval discute du plan d'attaque
avec ces aides de camp.

J'ai donc affronté, avec l'armée romaine de Yann-Gaël, Philippe et les carthaginois sur le scénario de la bataille de Cornus qui a eu lieu en 215 av. J.-C. en Sardaigne près du village de Cagliari. Historiquement, les tribus Sardes de l'ile se sont révoltées contre Rome et une armée carthaginoise fut envoyée pour soutenir la révolte des tribus sardes. Les Romains dépêchèrent eux aussi une armée, commandée par le préteur Titus Manlius Torquatus. L'affrontement qui sent suivi se termina par la victoire totale des Romains qui mirent fin par conséquent à la révolte Sardes et rétablirent leur domination sur la Sardaigne.

La cavalerie légère (LH) carthaginoise, un poison pour les romains.

Mais voyons comment c'est déroulée cette partie de De Bellis Antiquitatis qui aura connu un rebondissement inattendu en fin de partie.

Le déploiement initial : les romains en bas de l'image et Carthage en haut.

Le déploiement initial des deux armées est assez asymétrique. En effet, l’infanterie romaine est déployée en une seule ligne avec sur les deux ailes un élément de cavalerie pour tenter des débordements. Le carthaginois a plus de groupes d'unités séparées et ses éléments de cavalerie et d’éléphant sont positionnés au centre du dispositif et sur l'aile gauche.

 
Le joueur romain joue en premier et se rapproche de l'armée adverses.

Le premier tour voit les deux armées tenter de positionner au mieux les éléments montés à cheval. J'essaye de venir menacer l'aile droite carthaginoise avec ma cavalerie tandis que Philippe avance sa cavalerie légère vers mon général (aile gauche) et rapproche sa cavalerie de la mienne sur son aile droite.
 

Le combat a lieu entre les deux éléments de cavalerie sur mon aile gauche
(à gauche sur la photo).

Le combat de cavalerie qui ne donnera pas de vainqueur.

Au deuxième tour je relance l'attaque de cavalerie à gauche,
et cette fois-ci je perd mes cavaliers.

Philippe en profite pour venir prendre mon flanc gauche avec sa cavalerie.

...et je perds un élément de piétons (psilète) par cette attaque de cavalerie.

Au terme du troisième tour, je perds 2 à 0 face aux carthaginois. J'ai eu très peu de points d’initiative pour me permettre de manœuvrer au mieux contre mon adversaire et je sens  la défaite se profiler !

Me sentant acculer vers la défaite, je tente le tout pour le tout
en envoyant au contact ma ligne de fantassins et mon général à cheval.

Le pari est risqué d'attaquer avec son général seul,
mais à ce moment de la partie, il n'y a plus trop de finesse à avoir !

L'affrontement général ne cause aucune perte de part et d'autre
mais crée des brèches dans le dispositif carthaginois.

Le général Carthaginois me prend à revers...mauvais coup pour moi,
d'autant plus que je n'ai pas réussi à éliminer avec mon général
la cavalerie légère adverse.

La nouvelle prise de flanc de Philippe sur mon aile gauche me cause encore une perte !
Décidément je n'arrive pas à me dégager des griffes de l'armée de Carthage.

A ce moment de la partie, c'est à dire la fin du quatrième tour, je perds 3 à 0 contre Philippe et seul un miracle pourrait me permettre de retourner la situation très très mal engagée pour moi. Je dispose néanmoins en début de cinquième tour de 5 points d'initiative (sur 6 au maximum) et il s'agit d'optimiser mes jets de dés d'attaque pour essayer de causer quelques pertes avant que je ne succombe sous le nombre des guerriers adverses. Il s'agit d'une campagne et toute perte comptera dans le score final !
 

Contre toute attente je réussi à éliminer deux unités adverses
(cavalerie légère à droite et piéton au centre)

La "déesse Fortuna" est donc enfin avec moi et les valeureux romains réussissent à éliminer 2 unités adverses ramenant le score provisoire à 3 contre 2 mais c'est maintenant à Philippe de jouer et logiquement à essayer de terminer la partie en éliminant une quatrième plaquette d'unité romaine... 
 

Carthage dispose de l'initiative et Philippe tente la fameuse prise en "Sandwich".
Normalement je dois "déguster", car si je n'arrive pas à faire plus que Philippe au dés je perds la partie avec l'élimination de ma quatrième unité...suspense !


Contre toute attente les romains se rebiffent et repoussent l'attaque imparable
de dos des carthaginois sur l'aile gauche romaine.

Au centre, les auxiliaires ibériques finissent par se faire enfoncer (sur la route et à coté de l’éléphant) par l’infanterie romaine et ils perdent 2 unités d'un seul coup terminant la partie de ce fait sur une victoire inespérée romaine 3 pertes à 4 pour les carthaginois. Il s'agit bien d'un rebondissement ultime et imprévisible qui nous surprend totalement Philippe et moi !


Conclusion :

Il s'agit d'une partie qui s'est terminée sur un renversement de situation ! Je me voyais perdre tout au long de la partie par manque de points d’initiative et surtout par une manœuvre de contournement de mon aile gauche rondement menée par Philippe. Mais c'était sans compter sur la bonne fortune des dés romains au moment crucial de la partie, c'est-à-dire lorsque je fus encerclé par l’infanterie adverse sur mon aile gauche ! 

Mon adversaire a aussi bénéficié d'un mauvais jet de dé au moment de déterminer les points d'initiative du dernier tour avec un résultat de 1 il ne pouvait pas optimiser toute ses attaques.

Bref, j'ai passé un excellent moment surtout car j'ai joué contre un adversaire très agréable et la cerise sur le gâteau est que la partie a été tendue et passionnante finalement.

On en redemande :-))
 

L’éléphant Carthaginois impose toujours le respect.
il n'aura jamais été attaqué pendant la partie par les romains.
 
Le général Carthaginois contemple sa défaite
et jure de se venger de ce coup du sort
lors de la prochaine partie.

A suivre ...